Du neuf avec du vieux – Chroniques oubliées à Rhadjaban (1)

Maîtrise: Julien
Remarques du MJ en violet dans le texte

Note d’intention :
Ben oui, ça m’a pris comme ça il y a quelques semaines, de me dire que j’essayerais bien quelque chose de super traditionnel après toutes ces incursions forgiennes et mes tentatives de système maison qui tournent en rond.
Ça fait une petite année, depuis que je joue plus d’une fois par semaine, et ce vaste temps de jeu me donne enfin l’occasion de maîtriser tout ce que je mettais de côté depuis des années sans oser l’attaquer, soit faute de temps, soit parce que je ne me sentais pas à la hauteur. Certains scénarios, certains décors de campagne me laissaient rêveurs et m’intimidaient en même temps de par le fort potentiel de foirer la partie et d’avoir tout à jeter aux orties. Et puis l’an dernier, j’ai adapté un scénario de Tristan Lhomme qui me bottait à Innommable, et le déclic s’est fait (http://lesateliersimaginaires.com/forum/viewtopic.php?f=53&t=3195). Depuis , j’ai enchaîné pas mal de jeux, soit en campagne, soit en one shot, en oscillant globalement entre les jeux Forge/Silentdrift/Ateliers Imaginaires (Inflorenza, Sens, Innommable, DITV), et des choses plus traditionnelles mais profitant des avancées en matière de systèmes de jeu (une très grosse session de Bloodlust Metal, Patient 13, et une reformulation bancale et perso du système world of darkness). Je ne sais pas comment c’est arrivé, probablement un trou dans le calendrier des parties ou une remontée d’acide, mais je me suis demandé à quoi ça ressemblerait de reprendre un jeu ultra classique avec un scénario scripté après toutes ces expériences. Parce que des scénarios scriptés, j’en lis toujours, avec plaisir, et j’en ai encore un sacré paquet de côté inemployé.

En bref, les idées sous-tendant cette expérience de jeu sont :
– Est-ce qu’il m’est encore possible de faire tourner un matériau très traditionnel après avoir goûté aux joies de l’autorité partagée, des jeux sans MJ et des aventures basées sur une situation initiale non scriptée ;
– Est-ce que des mois de pratique différentes me permettront d’injecter de nouvelles choses dans ces trames classiques.
– Et enfin, est-ce que je peux continuer à exploiter quasi tel quel des aides de jeu dont j’apprécie la lecture, ou ce matériau est-il à retransformer intégralement pour être utilisé en jeu… ou est-ce devenu seulement quelque-chose à lire, et plus à jouer?

 

Mise en place:

Système
Maintenant que j’ai fini la note introductive, de quoi vais-je vous parler ? Et bien d’une campagne de Chroniques oubliées, un D&D3.5 light développé dans les pages de Casus Belli et qui, à la lecture, me semblait un bon système d’initiation pour des jeunes joueurs de jeu vidéo qui voudraient franchir le pas : pas de liste de sorts, pas de compétences à proprement parler, mais des arborescences de pouvoir synthétisant tout ça sur 5 niveaux, et les six caractéristiques ancestrales : FOR DEX CON INT CHA SAG. Le score de caractéristiques donne un bonus généralement compris entre -3 et +3 à appliquer aux jets de D20, l’objectif étant de faire plus que la difficulté (15 de moyenne) Les Voies donnent plein de bonus.

Le monde
Un décor AD&2/Simulacres tiré de Casus Belli V1 n°96-97-98 : Rhadjaban : une ville pionnière dans un désert qui reverdit, patchwork civilisationnel entre empire Moghol et ville perse, avec tout ce qu’il faut de clichés : hommes dragons touaregs, efreets, tours avec clochers en bulbe et cultes de la lumière en lutte affrontant le culte des ténèbres. Deux longs articles (collectifs) développent le décor et trois scénarios (signés Stéphane Bura) permettent d’y faire jouer.

Premier problème : je ne suis pas du tout à l’aise avec les univers High Fantasy: trop de magie, trop de nawak dans les structures sociales, ça manque de cohérence à mon goût: ça marche tant que c’est figé, et dès qu’il y a plus de deux mages dans une scène, tout part en vrille. Testons donc nos limites et essayons quand même.

Découpage a priori
Un scénario d’introduction de mon cru, un premier scénario Casus Belli, puis deux scénarios grand écran assez longs, et un final de ma composition. Le tout extrêmement linéaire. J’ai retouché quelques articulations, histoire d’assouplir tout ça et changer quelques points légers, histoire de renforcer la cohérence.

L’argument
les personnages fuient leur continent suite à une affaire qui a mal tourné et partent refaire leur vie en direction de Rhadjaban. La campagne commence au moment où les personnages posent le pied sur le nouveau continent.

Deuxième problème : Comment faire vivre le monde sans que les PNJ ne dévorent l’espace des PJ et sans transformer les sessions en déroulé descriptif du guide vert local ?
J’ai donc décidé d’intercaler deux sessions spéciales, après le deuxième scénario et entre les deux scénarios grand écran destinés, en plus de l’introduction, à poser le décor avant et après une catastrophe majeure. J’ai donc créé deux théâtres Inflorenza, en reprenant tous les points importants du décor et en remplaçant l’Egregore par un demi-plan des songe local, et avec dans l’idée de laisser les joueurs se créer des personnages du cru et prendre le décor en main. Je compte bien me baser sur ce que nous allons improviser tous ensemble.

 

Les joueurs, les personnages :
3 joueurs réguliers et sans doute plusieurs tournants. Nous avons donc créé 5 personnages à la volée, dont 2 pourront être empruntés par les joueurs de passage. Le système est très simple : répartition de quelques points et choix de pouvoirs. Je décide de faire commencer les personnages niveau 5. Première erreur : les pouvoirs se combinent dans tous les sens, avec ce niveau, j’ai déjà 80% de chances de me faire surprendre lors des combat et de voir l’adversité réduite à néant. Dès les premières minutes de jeu, je sais que je vais devoir compenser…

Côté cohésion du groupe, les joueurs brodent rapidement un canevas ultra classique : leur capitaine tué, leur troupe de mercenaires est à la déroute, ils décident de s’enfuir pour échapper à la menace qui a détruit leur chef et le reste du groupe, et tant qu’à faire, autant traverser la mer. Je note consciencieusement ces indications, bien entendu, cette menace qu’ils ne font qu’évoquer finira bien par pointer le bout de son nez.

Meoquanee, Demi-Elfe enchanteresse : du genre princesse pénible : la plus faible physique du groupe, souvent à pinailler et à critiquer, même ses camarades, qui l’aiment bien quand même. Elle est accompagné par Morrigane, son chat. Jouée par R.

Moros, Humain Barbare : une force de la nature, mais bonne pâte. Il ne veut tuer que les méchants et joue la plupart du temps le garde du corps de la demi-elfe, depuis que le Capitaine a été tué et qu’il n’a pas pu le défendre. Joué par Eugénie

Silas, Humain rôdeur : selon les dires de son joueur : il est trop cool. Le personnage le plus volubile du groupe et, du coup, le diplomate. Il est accompagné de Lydia, sa louve. Joué par J.

Nizzard, un humain prêtre de la lumière, dont les autres personnage ne comprennent pas la religion, mais bon, il a des sorts de soin et une masse. PNJ

Brasidas, un demi-elfe voleur : sombre et mystérieux, le personnage a une loyauté changeante et risque de poser des problèmes aux PJ. Son visage est caché en permanence par une capuche et un haut col (tant qu’à aller dans le cliché, autant s’y vautrer). PNJ

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