Destinée – Après (4)

[A noter qu’une partie du matériel de jeu se trouve désormais dans la section téléchargements: Description des PJ et des PNJ, situation initiale et description d’Alvin Reynolds. Le tout à l’état de notes (très bavardes).
Le système de jeu et les intentions sont présentées ici
Les deux premières sessions sont consultables
et la troisième session en suivant ce lien]

Préambule:

Reprise de la partie après deux mois de pause. Sur un scénario avec une forte composante d’enquête, ça fait forcément un peu mal. Malgré tout, la session s’est bien passée et a été très très dense, à la fois en ce qui concerne l’enquête et le vécu des personnages, plutôt malmenés.

La partie commence par un petit point sur le ressenti des personnages effectué à tour de rôle par les joueurs : ce que leur personnage pense de l’enquête à ce stade et quel est son objectif. Les choix commencent à sérieusement varier déjà, entre ceux qui veulent comprendre ce qui leur est arrivé, le supérieur hiérarchique qui subit des pressions et veut boucler vite, et les agents enquêtant sur Stasiuk et qui se demandent tout de même ce qu’a fait l’agent.

On revient ensuite rapidement sur le week-end de chacun des personnages, placement en contexte et illustration de l’état d’esprit précédemment énoncé hors fiction

76-03
Derrière la vitre sale: Alice après la fin des temps
(Photo: « Going Downtown » de Jan Saudek)

Session 4 – De la poussière à la poussière

« Gueule de bois »
La semaine reprend et nos agents ne sont pas dans une forme brillante : Minelli a passé les deux jours au chevet de Bargel, salement amoché et encore dans le coma, Roberts et Levine ont ressassé les événements étranges qui leur sont arrivés dans le logement de Reynolds. Kwan, lui, a passé un week end convenable, mais Lauren de Soto l’inquiète, il se sent un peu responsable d’elle.

O’Bannon est le premier au bureau. Contrairement à ses hommes, il a passé un week-end revigorant à faire de la voile au large de Long Island et à fréquenter la grande bourgeoisie New Yorkaise. Il prend tout de suite à part Minelli pour lui intimer l’ordre d’accélérer la manœuvre et lancer une instruction le plus vite possible. Il réitère son avertissement quant à l’enquête sur l’agent Stasiuk, de rester prudent et discret.

Le squad leader évoque le tabassage de Marvin Bargeld et l’enquête lancée par la police de New York sur ce qui lui est arrivé. Il parle aussi de son examen préliminaire de la scène de crime : maquillage en cambriolage. O’Bannon freine, décidant que le service est bien trop occupé pour le moment pour s’occuper de ça. Il promet toutefois de jeter un œil discret sur le travail de la police. Rochette, de passage dans les bureaux, salue les deux hommes et leur annonce son départ (provisoire) pour Washington. Pendant ce temps, les autres sont arrivés, le briefing du matin peut commencer.

Pression
Le briefing est tendu : O’Bannon qui n’y participe pas directement coupe Minelli dès le début pour donner des consignes générales. Le squad supervisor fait bonne figure, mais son week-end d’inquiétude le tend un peu. Il est décidé de poursuivre l’enquête pour aller au plus vite, et devant l’absence de preuves recevables pour condamner Reynolds, pour l’instant, il demande à roberts et Levine d’accentuer l’interrogatoire. O’Bannon intervient encore pour mettre un peu plus de pression, laissant tout le monde perplexe. Les hommes commencent aussi à poser des questions sur Stasiuk que Minelli a du mal à esquiver pour l’instant. Un climat de méfiance s’installe. Chacun part sur ses tâches : Kwan va éplucher les liasses de papier de Stasiuk et ses dossiers, Levine et roberts doivent discuter avec le bureau de Boston et établir contact avec l’ex-femme de Reynolds. Minelli un peu dépassé par les événements, attend les infos du labo.

Dans son bureau, après les formalités d’usage avec le chef Whitman, O’Bannon s’attaque à la lecture du dossier que Gabriel O’Donald lui a fourni durant le week-end. Notes de frais, donations et schémas de montages financiers complexes laissent à penser qu’il s’agit d’un amas hétéroclite de preuves permettant, à terme, de monter un dossier de financement illicite d’un projet Républicain. Mais il reste beaucoup de travail pour savoir de quoi il s’agit et comment organiser tout ça.

[Point technique : pour le brief, je confie 7 jetons à O’Bannon qui en garde 1 pour lui et donne les 6 autres à Minelli. Minelli en donne 2 à Roberts, 2 à Levine, qui les met dans le pot commun, 1 à Kwan, et en garde un pour lui]

Weird
Un incident éclate durant le briefing : plus personne à l’exception des personnages joueurs ne semble se souvenir que Reynolds ait eu un appartement. Les dossiers n’en font plus mention, l’adresse correspond désormais au local de sa secte, dans laquelle il était supposé dormir. Minelli et O’Bannon vérifient chacun de leur côté, mais plus aucune trace ne subsiste de l’adresse de richmond où devait se trouver le local originellement. Minelli accuse l stress, O’Bannon accuse un complot ou une bêtise professionnelle. Levine n’est pas convaincue et se promet de vérifier. Ransmayer, en charge de la rédaction des briefs confire qu’il n’a pas trace d’une deuxième adresse.

Alexandra Mc Lachlan
Roberts et Levine entrent en communication avec le bureau de Boston pour parler avec l’ex-femme de Reynolds. Le nouveau compagnon de cette dernière ayant refusé de laisser les agents communiquer directement avec elle, ils en sont arrivés à cette solution un peu brutale et intimidante de faire débarquer des collègues chez elle. Pourtant, la discussion s’ouvre de manière assez naturelle. Roberts manœuvre finement et Levine bouscule parfois un peu afin de relancer la conversation. La femme a l’air très atteinte. Elle parle de la déchéance de l’homme qu’elle aimait, de son enfermement progressif dans ses délires. Elle a manifestement essayé de le comprendre sans y parvenir. Lui restait dans une attitude ambiguë, alternant moments d’exaltation et apaisements étranges à mesure de ses passages en hôpital psychiatrique. Mais elle sentait que ses convictions étaient profondément enracinées. Même après leur séparation, elle a tenté à plusieurs reprises de le faire changer, de le ramener, mais il a fini par disparaitre pour de bon à New York et à changer de téléphone. Ses derniers mots furent une énigme : « Certaines personnes méritent de mourir dans l’innocence ». Elle parle aussi de son bureau et de ce cadre mystérieux, de la fenêtre qu’il avait dessiné sur le mur et qu’il passait de longues minutes à regarder… Elle a gardé toutes ses affaires en carton. Sur demande des agents, elle accepte de les leur transmettre.

Queen of the night
Pendant ce temps, Kwan examine les dossiers et les papiers de Stasiuk concernant les clubs. La Figure de Robert Hubert apparait très vite comme responsable d’un changement chez l’agent. Envoyée en repérage dans les boîtes branchées de New York pour se familiariser au trafic d’amphètes, elle est rapidement mise sur une grosse enquête : soupçons de corruption de politiques avec l’argent de la drogue. Des échanges sont signalés au club Apocalypse. Mais rapidement les rapports de Stasiuk sonnent faux, creux, et au bout de quelques temps, l’enquête est close. Kwan n’est pas convaincu. Les notes personnelles de Stasiuk sont un peu plus complètes, puis prennent une tournure différente, comme si, au lieu de comprendre le fonctionnement de la drogue, elle cherchait à s’insérer dans le monde de la nuit new yorkais. Kwan la voit très bien aller en boîte, ressentir son excitation, un peu de son ambition aussi. Totalement absorbé par les dossiers, ils sombre dans une sorte de cauchemar stroboscopique au bureau, regardant dans le vague et s’imaginant à la place de l’agent Stasiuk [l’effet du tirage d’un jeton weird] Il revient à lui lorsque Levine lui secoue l’épaule fortement pour lui demander le numéro de Yolanda, sa compagne « coach d’âmes »… une démarche surprenante de la part de ce pragmatique agent.

La disparition de l’appartement
Levine veut en avoir le cœur net, elle décide donc de se rendre à Richmond, à l’adresse du local de la secte, dont il ne reste plus trace dans les dossiers. Un malaise la prend, une sorte de vertige alors qu’elle se gare devant l’adresse. La tête lui tourne, elle descend le fond d’une bouteille qui trainait dans la boite à gants et essaie de reprendre ses esprits. Le paysage se trouble.

Lorsqu’elle reprend le dessus, Levine se rend compte qu’elle est garée dans un quartier de Harlem, très loin de là où elle souhaitait se rendre. Le bâtiment bas qu’elle cherchait est pourtant devant elle. Pas démontée, elle repart en direction de Richmond. Mais là-bas, rien ne correspond plus. La rue qui devait abriter le local a changé d’apparence. A la place se dressent des immeubles d’habitation en brique, une rue aux maisons toutes pareilles, qui n’a rien à voir avec ce que cherche Levine… C’est à ce moment qu’elle reçoit un coup de téléphone de son ex compagnon…

L’embarras de l’officier Suares
Alors que Minelli regarde dans le vide à son bureau, l’officier Suares, responsable des services techniques du Bureau de New York propose au squad supervisor de se rencontrer au Starbuck en face du bureau. Le petit homme est très embêté et c’est derrière un triple mocacchino qu’il aborde en « off » les problèmes posés par l’expertise médico-légale des corps retrouvés sur North Brother island. Rien ne correspond : L’officier Rodriguez aurait été tué par une surpression de sa boite crânienne qui ne trouve aucune explication, le taux de radiation très élevé laisse à penser que de la matière radioactive ait été trouvée sur place, et surtout, rien n’indique que Reynolds n’ait participé lui-même au rituel. Au contraire, tout semble indiquer que c’est Stasiuk qui a procédé à l’éviscération de Montossa… et à sa propre éviscération. Le sang sur ses vêtements et l’examen de Reynolds après son arrestation n’offrent aucune preuve de son passage à l’acte. Quant à l’explosion qui a tué Stasiuk, là encore, aucune explication n’est acceptable. Suares refuse donc de signer un tel rapport et demande à Minelli ce qu’il veut voir figurer sur le rapport médico-légal… Minelli ne comprend pas, écrasé par les présomption d’usage d’une arme nucléaire en plein New York. Il se lève finalement, après vaines protestations, en disant à Suares de mettre ce qu’il veut dans ce rapport. Suares ouvre les dossiers et commence à rédiger son compte-rendu en buvant son café à petites gorgées. La gorge serrée, Minelli se rend à l’hôpital pour prendre des nouvelles de Bargel.

Otto Schmidt et Madame A.
Durant le week end précédent, Kwan s’est renseigné sur Le Cœur ardent de l’étoile humaine, un texte émanant d’une certaine Madame A. Dont les personnages ont trouvé la trace dans les cahiers récupérés chez Reynolds. Yolanda, sa compagne, lui dresse les grandes lignes du mouvement spirituel dirigé par cette dame et Otto Schmidt, et l’influence lointaine qu’il a eu sur la pensée de Reynolds qui, pour une part, reprend le décorum sans croire au fond du propos.

Alors qu’il prépare son interrogatoire en compulsant les cahiers de Reynolds, Roberts tombe sur un cahier de Schmidt détaillant un certain nombre de pratiques ésotériques. Quatre pages manquent, découpées proprement, au milieu d’un rituel intitulé « Invoquer l’ange de poussière ». Une description suggestive laisse à penser que c’est ce rituel qu’ont essayé de faire les sectateurs sur North Brother island.

Dernier tête à tête
L’assistant du procureur est venu examiner le dossier avec O’Bannon en lui mettant un peu plus de pression encore : Il doit signer un aveu, le plus vite possible. O’Bannon prend roberts à part avant l’entretien et lui fait le même speech qu’il vient de subir. Les gradés se rendent derrière le miroir sans tain alors que Roberts entre dans la pièce où l’attend Reynolds. L’avocate sort de la pièce, à la grande surprise de tous.

L’interrogatoire reprend, avec une certaine proximité entre les deux participants. Immédiatement, Reynolds semble remarquer un changement chez Roberts : il a regardé par la « fenêtre ». Roberts est d’autant plus gêné que les gradés le regardent. Il tente de réorienter le discours, mais bien vite, celui-ci tombe sur le cas de Stasiuk, alors que Whitman rejoint O’Bannon. Les gradés sont atterrés par l’ampleur des révélations de Reynolds. Il retrace tout le parcours de Stasiuk à sa connaissance : c’est elle qui l’a contacté, c’est elle qui lui a offert le cahier et qui lui a fait accéder aux quatre pages manquantes du cahier de Schmidt. C’est elle qui a repéré Montossa et qui l’a poussé à effectuer le rituel en urgence. C’est encore elle qui l’a mené à bien. Voyant que cela ne fonctionnait pas avec Montossa, elle s’est elle-même ouverte le ventre afin que cela fonctionne. Et dans la pluie de viscères, tous ont pu admirer un ange de poussière qui leur a brûlé les yeux… Il n’en dit pas plus, mais le témoignage est affligeant. A nouveau, il demande à roberts s’il a pu enquêter sur des précédents, mais le consultant est incapable de répondre.

Whitman demande à son subordonné de faire disparaitre la bande enregistreuse de l’entretien. L’adjoint du procureur prévient tout le monde qu’il faudra caviarder le témoignage pour éviter le scandale. O’Bannon récupère donc la bande et la met à l’abri dans son coffre.

Entretien avec le juge
O’Bannon prend un café rapide avec le juge Chen, qui s’intéresse de très près à l’affaire. Ce dernier lui demande à son tour d’étouffer la participation de Stasiuk, qui risquerait de faire porter le doute sur le fonctionnement de l’état fédéral en un moment déjà compliqué. O’Bannon s’insurge, mais plie…en apparence du moins. Il en profite pour parler de la détresse des hommes dans les services et du manque de moyens qui freine tous les services. Il aborde indirectement la responsabilité de Whitman dans cet état de fait. Il repart néanmoins avec l’assurance de la considération du juge.

Levine et la famille
Pendant ce temps, l’agent Levine est en proie à de sérieuses difficultés. Son ancien compagnon, et le père de son fils, l’appelle pour traiter de sujets domestiques : non-paiement de la pension et désintérêt de Levine pour son gosse qui en fait d’horribles cauchemars. Après une longue dispute téléphonique, Levine décide donc de garder l’enfant pour la soirée. Arrivant à son école avec du retard, elle tombe sur son ex qui la sermonne avant de la laisser partir avec le gosse en direction de chez elle… sauf que Levine n’a pas terminé le boulot et file au bureau avec l’enfant aux pieds duquel trainent quelques photos de la scène de crime.

Mauvais rêves, paperasses et coup de fil urgent
Roberts et Kwan ont passé la fin de journée à s’abrutir dans les papiers de Stasiuk et de Reynolds. Propos eschatologiques, rituels étranges, obsessions noctambules. Reynolds a de drôles de pensées, son esprit divague sur ce qu’il a vu de l’autre côté de la fenêtre. Une cataracte de béton réduit en poudre et tombant dans l’infinie solitude d’espaces ténébreux… [là encore l’effet du tirage d’un jeton de Weird]

Levine installe son gosse à un poste de travail et démarre un jeu vidéo avant d’échanger avec les autres.Elle file voir le type des portraits-robots. Enquêtant toujours sur la piste du fameux type avec une « tête de comptable » passé voir Montossa quelques jours avant sa disparition, il a convoqué le concierge de la morte pour en savoir plus.

Le téléphone retentit, Ransmayer passe une communication à roberts qui se lève précipitamment, prend ses affaires et s’enfuit en direction de l’ascenseur sans dire ce qu’il se passe. Levine, intriguée, demande des infos à Ransmayer : Une infirmière du Presbyterian hospital demande Roberts au chevet de Reynolds, celui-ci n’en a plus pour très longtemps. Levine abandonne la garde de son gosse à Kwan et file en direction des voitures…

Minelli repasse au bureau, peu de temps après, pour recevoir les rapports de fin de journée. Il se fait passer un savon par O’Bannon qui s’inquiète de l’état psychologique de son agent. Ils ne sont toujours pas d’accord quant à la raison de la disparition de l’adresse de l’appartement dans les dossiers. Minelli avoue qu’il croyait à un léger surmenage dû à la pression. O’Bannon s’inquiète. Il propose à Minelli d’aller faire un examen psychiatrique…

Agacé par la sollicitude d’O’Bannon et la remise ne cause de son état, Minelli reçoit un appel de Lambert Millinger, l’un des responsables des archives, qui lui apporte du neuf sur les recherches en cours : Il a retrouvé la trace de la « Destinée » dans un rapport de 2006 du bureau de la Nouvelle-Orléans réalisé par l’agent Desmond Lynch. « Destinée » apparait plusieurs fois pour décrire un groupe d’investisseurs gris possédant de forts moyens et des accès à de nombreux comptes offshore, et qui a réalisé de juteux et illégaux profits suite à la reconstruction post Katrina de la Nouvelle-Orléans. Minelli est enfin content : quelque-chose semble enfin avancer dans son enquête.

La mort d’Alvin Reynolds
Roberts se précipite dans les couloirs de l’hôpital jusqu’à la chambre de Reynolds. Ce dernier, menotté à son lit st en proie à des spasmes incontrôlables. Son visage a noirci, son deuxième œil est devenu blanc lui aussi. Il se contracte, essaie de parler. Les brûlures envahissent tout son corps. De ses dernières forces, il attrape le bras de Roberts, tendant tout son corps dans la direction du professeur pour essayer de lui dire quelques derniers mots. Roberts sent l’emprise se relâcher sur sa main, un contact pelucheux. Puis la main noircie commence à se racornir, et alors que le corps de Reynolds retombe sur le lit, il tombe doucement en poussière alors que Levine arrive sur les lieux…


Où trouver refuge si l’apocalypse est déjà arrivée? (Musique: Ulver, « Nowhere/catastrophe »)

Débrief:

On entre vraiment dans le vif du sujet avec cette session. Le groupe s’atomise un peu et chaque personnage plonge dans ses obsessions ou se détache de ce qui se passe. chacun trouve des stratégies pour comprendre ou éviter les bizarreries dues à la proximité des Marges. Seul Kwan semble pour le moment purement animé de sentiments humains. Même Minelli, par son refus brutal de certains événements, est déjà atteint.

Une particularité de cette session par rapport aux précédentes: elle s’est principalement concentrée sur les dialogues en tête à tête ou en trio (un ou deux PJ et un PNJ). On a presque joué en instances, avec un groupe très fragmenté, et des scènes longues où l’on a pris le temps de détailler les relations.  Il y a eu des moments très intenses: la femme de Reynolds avec Roberts et Levine, le dernier interrogatoire, Minelli et Suares à propos des preuves, Levine et son ex compagnon. O’Bannon est présent autant qu’absent, le joueur s’amuse à le faire passer pour ce qu’il n’est pas et à nourrir les malentendus. Cela donne aussi beaucoup d’opportunités de jeu.

Enfin, les quelques incursions du fantastique commencent sérieusement à se faire sentir et contribuent à plomber l’ambiance autour des personnages. Là encore, j’attends de voir ce que les joueurs en ont pensé, mais je crois que tout à plutôt bien fonctionné en terme d’ambiance.
Le système a fait son office et a bien tourné. Les points de weird ‘accumulent, les joueurs sont contents quand un effet se produit, ça donne du jeu, de l’ambiance, mais pas encore de gros rebondissements. La montée est progressive, c’est exactement ce que je voulais.

Je dois avouer que c’était très gratifiant, même si particulièrement fatiguant. On est quand même dans du jeu exigeant, tant de la part du MJ que des joueurs.
Par rapport à ma préparation, assez importante, j’ai placé sur une feuille A4 un certain nombre d’éléments personnels qui doivent arriver aux personnages: événements intimes, décalage des perceptions etc. Les joueurs avancent « mécaniquement » dans l’enquête, et j’introduis ces indices/éléments au fur et à mesure, quand l’occasion se présente. Je crois que ça a bien marché. En tout cas de mon point de vue de MJ, c’était une excellente partie, avec des joueurs très investis.

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