L’Escapade de Telenaïs 1/2 – Aventures dans le consulat 2

Après avoir créé l’école et les personnages, un petit entrainement pour prendre les règles en main et une situation qui ne tourne pas du tout comme prévu. La partie s’étant déroulée en live sur Google Hangout, on peut retrouver l’enregistrement sur Youtube.

Le scénario choisi est l’Escapade de Telenaïs, qui donne son nom au recueil dont il est extrait. Il propose une série d’épreuves picaresques pour personnages aventureux prêts à se mouiller dans des intrigues politiques et sentimentales tournant autour d’un duel entre deux filles de grande famille dont l’issue ne fait aucun doute… jusqu’à ce que les personnages s’en mêlent.

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De l’art de l’épée en l’école de maître Rizzi

Palazio Zinetti, de bon matin, Le linge frais claque aux fenêtres. Au milieu de la cour, couverte des gravats de la façade en partie effondrée et des ornements des fenêtres, une marmaille nombreuse joue. A gauche, provenant de l’écurie, on entend le cliquetis des épées. Ce matin, comme tous les matins, maître Rizzi tient école dans les écuries de ce qui fut, il y a bien longtemps, le palais de l’école Spada Rossa.

Au milieu du crottin de cheval, quelques élèves s’occupent comme ils peuvent :
Vittoria affronte Ellana dans un échange de passes molles. Ciro et le chevalier puceau observent la scène. Andrea, quant à lui, s’est totalement désintéressé du combat, plongé qu’il est dans un recueil de poésie. Maître Rizzi lui-même contemple le combat sans grand espoir. Zigarelli, quant à lui, s’est carrément dispensé de venir. Ellana n’y met aucune énergie, Vittoria en profite pour la moquer plus que combattre sérieusement. Sans grand effort, Vittoria emporte la manche sans grande résistance.

« Suivants » clame maître Rizzi en frappant dans ses mains. Andrea sort de sa lecture, ôte sa cape et fait quelques battements dans l’air avant de se mettre en garde. Pass grommelle puis se met en garde. Andréa provoque son adversaire en rompant sa garde et attend son attaque. Le combat est plus vif que le précédent, l’attitude dédaigneusement défensive et ouvertement narquoise d’Andrea et les lazzis de Vittoria poussant Ciro à y aller plus fort. Les passes s’enchainent, plus nerveuses, jusqu’à ce que les deux combattants se prennent les pieds dans leur cape et ne s’effondrent de concert. Seule l’habileté de Pass l’empêche de s’effondrer dans le crottin, au contraire de son adversaire qui se vautre dans la belle matière en jurant. Maître Rizzi manque de s’étouffer, désolé, il part se servir un verre. Le chevalier Puceau marque sa désapprobation.

 [Cette première partie a été conçue comme un échauffement: on prend en main les personnages doucement, on forme des oppositions, on s’échauffe sur les bons mots et on présente la situation]

Une petite compétition amicale

Un claquement de mains se fait entendre depuis la porte de l’étable. Dans l’encadrement, Salto di Marenzio et Torino Gulcese, deux jeunes fiers à bras appartenant à une école concurrente (celle de Danilo Filberti) et à une bande d’aventuriers qui commence à se faire connaître (les Lames d’argent). Volontiers moqueurs, ils applaudissent la contre-performance avant de proposer un échange avec un enjeu : le magnifique baudrier d’Andrea s’ils gagnent, et une entrée à l’opéra pour tous le soir même si les bretteurs de la Spada Rossa gagne. Des provocations amicales sont échangées et l’on décide que deux équipes de trois s’affronteront pour les prix. Ellana, insultée par Andrea, donnant renfort à Salto et Torino. Le Chevalier puceau se retire, outré par tant de futilités… et les remarques acerbes de toute l’assistance.

Le duel est rapide, Ellana et Torino sont très rapidement désarmés par Ciro et Andrea, mais Salto, tirant avec une épée magnifique à la garde sertie de pierres précieuses donne plus de fil à retordre à Vittoria. Malgré les passes complexes de celle-ci (dépense d’une aubaine sur un premier jet), des minauderies lors du combat et l’usage de sa botte secrète (Vittoria a toujours sa lame à la main. Même quand elle la lâche. Est-ce magie ? Est-ce un tour de passe-passe ? nul ne le sait), Elle se fait saisir à bras le corps par Salto qui lui arrache un baiser avant de la relâcher, et de concéder la victoire. La Spada Rossa ira ce soir à l’Opéra.

Maître Rizzi, un peu rassuré, donne ses deux dernières pièces d’or à Ciro en échange de la promesse d’autres victoires sur les écoliers de Danilo Filberti.

 [Le scénario de Snorri ne commence en propre qu’à l’opéra, mais comme toute l’intrigue repose sur une compétition entre des groupes d’aventuriers, j’ai voulu introduire une équipe plutôt sympathique quoique compétitive dès le début. Et cela donnait déjà une raison de vouloir aller à l’opéra tout en mettant en scène la misère de l’école.]

Un soir à l’Opéra

Devisant haut et fort des goûts artistiques de chacun, la compagnie arrive devant l’opéra de Bracce. Zigarelli n’a toujours pas reparu. Andrea est aux anges, Maria di Castra chante ce soir ; il s’est écarté de ses camarades avec Salto et le poète Durante, un de ses amis, pour écouter le récital .Vittoria les suit en silence, se demandant quel tour elle pourra leur faire. Ciro, Ellana et Torino préfèrent monter boire un verre sur la terrasse. Durante est très excité, il vient de recevoir la commande d’un poème de la part de la famille Sangio ; c’est un bon présage pour lui qui crève la faim depuis si longtemps. Vittoria, rasée par la conversation et la béatitude des hommes devant la cantatrice, jette des noisettes grillées sur leurs chapeaux. Un regard méchant la fait cesser.

Pendant ce temps, sur la terrasse, Ciro contemple paisiblement la ville à ses pieds quand le vieux Juan di Lauro l’aborde. Il est coutumier du fait et essaie toujours d’entrainer le jeune homme dans des plans louches. Il commence à lui montrer l’assistance en lui disant de faire attention aux intrigues en train de se nouer autour de lui.

Après un tour de salle, le vieux Di Lauro lui fait remarquer que son compagnon Zigarelli est là, à entreprendre une femme de haute naissance. Ciro s’en vient le saluer, avec sans doute dans l’idée de le mettre dans l’embarras devant la dame. Il lui propose d’abandonner ses amourettes pour la satisfaction simple d’un verre. Mais Zigarelli n’est pas de cet avis

« Elle m’a dans la peau, ça crève les yeux. »

Et pour cause, Zigarelli a gagné toute l’attention de Lysia Andre, l’une des patriciennes de la ville et compte autant de charme que d’influence et d’argent. Persuadé en très peu de mots, les deux compagnons décident de pratiquer une stratégie à leur habitude : Ciro jouant le rustre et Lucio prenant la défense de la dame.

Ciro jette son verre au visage de la dame.. par inadvertance… Lucio est tout à fait stupéfait des moyens déployés par son collègue qui multiplie les outrages. Lysia s’essuie consciencieusement le visage et la poitrine, provoquant des vertiges chez Lucio qui empoigne son collègue, lui demandant ce que ses compagnons viennent faire dans un endroit aussi distingué avant de le balancer par terre. « On a eu des invitations gratuites »Les deux spadassins s’empoignent par le col ;

« Parce que tu vas dire que c’est votre genre ? »

la bagarre commence à ne plus vraiment être factice, et alors que l’entracte arrive, Victoria rameute l’attention de tout le monde sur le pseudo-duel. La désapprobation se fait entendre, mais tout le monde se rassemble pour voir les horions voler. Andrea s’en désolé à Durante, lui soufflant une thématique pour ses prochains poèmes : « La bouffonnerie est entrée à l’opéra ». (Andrea augmente son contact avec Durante, passant de 0 à +).

« Je crois que nous sommes prisonniers de cette pièce, susurre Lucio en se rendant compte que tout est allé trop loin.

– Mais la réputation de l’école est en jeu, rétorque Ciro, on ne peut pas se battre ici et comme ça ! »

Bien maladroits les deux hommes aux prises avec leur propre stratagème…

Lysia Andres finit par s’avancer et demander à Lucio miséricorde pour le rustre qui l’a insulté. Grand prince, Lucio accepte et, alors que reprend le tour de chant, rejoint la loge de la dame. La foule, déçue, se disperse.

 [Le joueur de Lucio nous avait prévenu de son annulation peu de temps avant le début de la partie, mais a finalement réussi à se libérer. Cela a permis cette scène d’arrivée très très chouette, et cette fausse bagarre qui a constitué sans doute le meilleur moment de la partie, même s’il faut dire que tout a été de très haut niveau. Cela me permet aussi d’introduire Lysia Andres, personnage important pour la suite de manière très naturelle, en jouant sur le fait que Lucio est un séducteur par nature.]

Esclandre

Une vingtaine de minutes plus tard, les personnages sont rassemblés autour d’une table, avec Salto et Torino, à nouveau sur la terrasse, pour causer et boire ensemble. Lysia ayant quelques affaires importantes à traiter, elle a laissé Lucio vaquer avec la promesse qu’il la retrouve plus tard dans la soirée. Salto comble Vittoria de compliments. Les rodomontades recommencent de part et d’autre dans la bonne humeur. Lucio est mis au courant des événements de la matinée.

Soudain, un nouvel esclandre se fait entendre. Une demoiselle brune, belle et terrible jette un verre à la face d’un jeune seigneur et gifle violemment une jeune fille blonde à côté de lui. Ciro reconnait dans les protagonistes Sanella Baldo, une duelliste des plus redoutable, et la fiancée de Mateo Sangio, héritier de la famille dirigeante de Bracce, à qui elle vient de jeter son verre à la figure. La jeune fille blonde, quant à elle, est Telenaïs Andres, une fille de bonne famille que nos héros n’associent pas immédiatement à la patricienne qu’ils ont croisé plus tôt dans la soirée.
« Matteo ! Misérable coureur de jupons ! Que fais-tu avec cette gourgandine ?! Et toi, Telenaïs ! N’as-tu point honte de fleurter avec mon promis !

L’autre jeune fille, la joue rougie, au bord des larmes, essaie de bredouiller quelque chose :
– Sanella, ne crois pas que….

Mais la furie déclare avec emphase :
– Cette offense se réglera par les armes, selon les règles de notre camaraderie. »

Elle conspue un long moment le jeune homme. Puis, tournant les talons avec ostentation, elle quitte la salle de bal. Piteusement, le jeune homme essaie de la rattraper, protestant de l’innocence de leur badinage. Telenaïs, abandonnée seule à pleurer sur sa chaise, toute éclaboussée de vin rouge, s’enfuit peu après.

[C’est le point de départ réel du scénario, qui doit pousser les personnages à prendre parti…]

Les pronostics sont funestement en la défaveur de Telenaïs. Dario Leroux arrive à table et prend les paris. Tous sont bien conscients que Sanella risque de massacrer la pauvre Telenaïs, voire la tuer si la fureur l’emporte. Les élèves de la Spada Rossa s’enthousiasment de la perspective de ce combat. L’ambiance est retombée à la table de nos amis. Salto et Torino se lèvent brusquement, prétextant une affaire urgente. Alors qu’ils sont déjà dans les escaliers, Ciro les rattrape et leur expose les difficultés de l’école, en leur demandant un tuyau qui pourrait les aider. Les Lames d’argent avouent à demi-mot qu’ils comptent proposer leurs services à l’une des parties. Il conseille à Ciro la même chose en l’assurant que si compétition il y a, elle se fera dans les règles. Seule leur participation aux intrigues politiques risquées seront à même de relever le prestige de l’école.

Andrea s’apprête à partir, avec un air mystérieux, mais certains voudraient prendre position pour une des parties. Andrea est pour les Baldo, en vertu des dettes que l’école a contracté auprès d’eux (et puis c’est toujours mieux d’être du côté de vainqueurs rétorque Vittoria). Ciro est d’un autre avis et pencherait plutôt pour aider le camp qui a le plus besoin de soutien, les Andres.

Lysia, pâle et glacée, s’empare du bras de Lucio et l’emmène à l’écart.

« Avez-vous vu la scène ? elle a menacé ma fille !
– Diable, jure Lucio qui n’avait pas encore saisi le lien de parenté.
– Lucio, vous et vos amis devez faire quelque-chose pour moi. Vous savez à que point Sanella est brutale. Elle va se faire massacrer.
– Nous sommes à vos ordres madame. »

Lucio est tout acquis à la cause des Andrès… et pense très fort qu’il va réussir sa conquête.

Lysia propose à Lucio de s’introduire nuitamment dans son palais, faire sortir Telenaïs de la ville pendant la nuit et de faire passer ça pour un enlèvement… Sans que Telanaïs même soit au courant. Sauf s’ils ont un meilleur plan bien entendu.

[… mais la relation entre Lucio et Lysia me permet de leur mettre une pression supplémentaire. Non pas pour les obliger à partir dans une direction, mais pour faire monter les enjeux]

Andrea se permet de rejoindre la conversation et parle de la Spada Rossa. Lysia propose une généreuse donation à l’école en échange de leurs service, en raison des « Bons souvenirs et des liens immémoriaux entre les Andres et La Spada Rossa ». Ciro, la tête recouverte d’un foulard pour ne pas qu’on le reconnaisse, s’incline et accepte poliment la mission pour tous. Lysia Andrès se retire sur l’assurance qui lui est donnée, laissant les jeunes gens méditer sur leurs affaires. Malgré leurs désaccords, tous décident de s’occuper de la mission

[je rends une aubaine au groupe pour avoir bien voulu se coller dans les ennuis.]

Vaudeville dans une mansarde

Le palais Andrès est une grande et vieille bâtisse, l’une des plus anciennes et des moins décorées. Il est assez haut, presque au sommet de la ville. Il est un motif de fierté pour les Andrès, témoignant de l’ancienneté de leur famille. Il est entouré d’une sévère muraille au pied desquelles de nombreuses bâtisses se sont massées, dont une auberge fameuse, celle de Gugliemo, un hobelin bien joufflu et très ami de Lucio.

[Le joueur de Lucio improvise le contact sur le tas grâce à son aspect « Je connais bien quelqu’un dans cette ruelle. »]

Alors qu’ils examinent la demeure à investir, ils remarquent quatre personnes parcourant le toit de l’auberge et parvenant à passer discrètement les remparts du palazzo Andrès. Andrea soupçonne Lysia d’avoir donné le contrat à plusieurs équipes… Vittoria reconnaît toutefois parmi les quatre personnes investissant le palais Salto di Marenzio.

Les propositions sont nombreuses : Andrea propose d’attendre les Lames d’Argent et de leur prendre Telenaïs à ce moment. Ciro pense à se déguiser en domestique et entrer par la porte de service.

Le temps file et personne ne se décide… les Lames d’Argent prennent une bonne avance. Une action est finalement décidée : monter dans la chambre de l’auberge par laquelle l’équipe est montée sur le toit, et attendre les Lames ici.

Au milieu des tergiversations, trois personnes suspectes pénètrent dans le bâtiment par la porte de la cuisine, mal déguisés en domestiques. Le groupe décide de se scinder : Ciro et Vittoria attendent dehors de voir ce que les trois « domestiques » vont faire pendant que Lucio et Andrea vont investir la chambre.

 [La scène dans le palais Andrès avec les différentes troupes de mercenaires est LA scène qui m’a convaincu dans ce scénario… et ils sont en train de passer à côté. Qu’à ce la ne tienne, on change les enjeux et les dispositions et on conserve la substantifique moelle, le côté vaudeville et la compétition relativement amicale. tant pis pour les compagnons de la roche, qui sait, d’autres occasions pourront bien se présenter qu’ils les rencontrent]

Dans l’auberge, la fête bat son plein et l’on accueille Andrea, et surtout Lucio, qui connait bien le patron. Gugliemo se rue sur les nouveaux-venus, la serre dans ses bras et les installe à une table pour parler. Lucio dévoile son plan et demande à Gugliemo de lui indiquer la chambre occupée par les Lames d’Argent.

« Tu veux dire les quatre intriguants qui m’ont payé une nuitée à prix d’or ?
– Oui, répond Lucio, et particulièrement cette grande bringue qui brille comme un miroir de bordel, en faisant allusion à Salto
– Tout le monde boit à leur santé, ils ont payé le tonnelet pour la salle… Je suis prêt à te rendre service, mais il ne faut pas que ça aille à l’encontre des principes économiques régissant cet établissement »

Le Hobelin finit par concéder en l’échange de la promesse de ne rien casser dans la chambre. Les hommes échangent nombre de gages d’amitié. Les deux spadassins foncent finalement dans les escaliers et investissent la chambre.

Dehors, Vittoria et Ciro expérimentent les derniers gels et le vent qui siffle entre les pierres. Repérant quatre chevaux attachés à un anneau, ils décident de se les accaparer, présumant qu’ils appartiennent aux Lames d’Argent. Ils se carrent entre deux chevaux chacun pour essayer de se réchauffer. Vittoria coupe les sangles ventrales de toutes les selles, en prévention. Peu de temps après, les trois faux domestiques s’enfuient en courant de la demeure Andrès. Ils partent par les ruelles, très discrètement, mais pas assez pour que Vitoria ne reconnaisse pas son frère, un membre d’une grande école très en vue, et qui cachetonne comme mercenaire dans la troupe des Compagnons de la Roche. Vittoria se fait discrète. Le groupe n’a, semble-t-il rien emporté.

Quelques minutes plus tard, les Lames d’Argent s’extraient du palais par-dessus les remparts et rentrent dans la mansarde… sans paquet ni personne, et sont surpris par Andrea et Lucio, confortablement installés à les attendre.

Une discussion s’engage entre les deux parties, tout autant incrédules. Salto a l’air contrarié et, bien entendu, refuse de dire qui a commandité sa mission… et ce qu’était sa mission malgré l’insistance d’Andrea. Lucio s’énerve, pensant que Salto aurait pu lui voler l’attention de Lysia. Devant cette situation inextricable, tout le monde décide de descendre afin éventuellement de « s’expliquer » dans la rue. Salto s’impatiente et continue poliment quoique fermement à demander aux Spada Rossa de s’écarter de leur passage.

Dehors toutefois, il finit par céder suite à l’insistance de Vittoria et lâche le morceau. Il avoue avoir été embauché par Sanella Baldo, qui, voulant éviter un bain de sang, et s’étant rendu compte qu’elle l’avait défié dans la précipitation, leur a proposé d’enlever Telenaïs afin de la mettre au vert le temps que ça se tasse. Mais une fois entrés, ils se sont rendu compte que la jeune fille n’était pas là. La petite troupe consent à laisser les Lames d’Argent partir. Il reste une heure avant l’ouverture des portes de la ville. Salto pense avoir encore une chance de retrouver la jeune fille avant qu’elle quitte la ville… ou qu’un parti qui aurait réussi son coup ne le fasse.

A la recherche d’une confirmation, Lucio décide d’investir seul le palazzo Andrès et de tirer l’affaire au clair avec Lysia Andrès. Remontant quatre à quatre les escaliers de l’auberge, il bondit par la fenêtre, et entre dans le palais Andrès par la même route que les lames d’argent. Pendant que les autres grommellent entre eux autour d’une bière, puis s’inquiètent alors que l’heure tourne alors que Gugliemo évoque quelques épisodes passés de la vie de Lucio.

Les ombres s’allongent, un feu brûle dans la pièce. Lucio jette un œil : Lysia l’attend devant une cheminée, un verre à la main.

« Tu arrives bien tard, Lucio
– Navré, j’ai eu quelques empêchements.
– Moi aussi à vrais dire ; j’ai croisé beaucoup de monde dans le couloirs de mon palais ce soir. Mais le plus étonnant, c’est que je n’ai pas trouvé ma fille ! Et je crois qu’elle s’est échappée par ses propres moyens. Et je pense qu’elle a du s’attirer des ennuis. Elle n’est pas très douée, tu sais, ma fille. Enfin bref, j’ai proposé 300 pièces d’or aux Lames d’argent et aux Compagnons de la Roche pour me la retrouver.

Lucio est vaguement vexé.

– Ca vaut toujours pour toi, si tu les veux, mais puisque tu es le dernier qui parvient à entrer dans mon palais, tu comprendras bien que je t’inflige une pénalité.
– Une pénalité ? Articule-t-il stupéfait
– Une heure ou deux de retard, que tu vas m’accorder avant d’aller chercher ma fille. »
Il se décoiffe alors en disant « Oui, je comprends, c’est de bonne guerre ! »

Deux heures plus tard, Lucio s’extrait du Palazzo Andrès alors que les premières lueurs du soleil tombent sur les toits, et rejoint ses camarades. Ils sont très en retard sur leurs concurrents, mais peu importent, ils savent que leur étoile brille au-dessus d’eux, même si le ciel est déjà bleu !

La suite par ici!

Mon ressenti:

C’était une partie en tous points géniale. Les personnages sont très bien caractérisés et les joueurs les ont bien en main, chacun a apporté des éléments de contexte, les joueurs ont rebondi sur tout ce que je leur ai donné et je pense avoir à peu près fait de même.

L’histoire s’est déroulée toute seule, je n’ai eu qu’à alimenter avec ce que les joueurs me donnaient pour que le scénario prévu se déroule à merveille, excepté peut-être sur la scène du Vaudeville, mais e que nous avons joué est vraiment très satisfaisant. Et la compétition est lancée entre les équipes d’aventuriers, comme prévu.

Et je suis content de mon choix de système qui, s’il n’a pas été énormément utilisé, a apporté quelques situations très très chouettes. Bref, une session de haute tenue qui m’a donné grand hâte d’attaquer la suite!

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