D’une vengeance qui se complique – Aventures dans le Consulat 6

La suite des aventures de la Spada Rossa dans le Consulat, où la Spada Rossa est confrontée au jeu des grandes familles patriciennes de la ville de Bracce. Un phénomène normal pour une école à la notoriété de nouveau ascendante? Ou bien le prélude à la disparition de l’enseignement de maître Rizzi et de ses élèves, broyés dans les rouages du jeu politique?

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Portrait de Rina Sangio exécuté par Salvatore Ronzini l’année où elle accéda à la fonction de consule de Bracce

 

Où Vittoria manque de contrarier une grande dame

A peine arrivé chez elle, Vitoria se fait accueillir par la mine contrite de son père : L’expert est passé voir le corps de Livio. Il était accompagné d’une convocation de Vittoria et son père. Rina Sangio, la consul de Bracce les demande. Vittoria supplie son père de réaliser un (dernier ?) acte en profitant de son autorité, et de produire un laisser-passer au nom de Lucio lui permettant d’accéder aux geôles où Elgio Gülad est retenu. Le devoir de justice éclipsé par la soif de vengeance, le père s’exécute et cachète à la cire rouge l’ordre.
« Allez vite Lucio, je ne peux pas garantir que cet ordre vaille encore très longtemps » L’amertume pointe dans la voix du magistrat. Lucio salue et se retire rapidement.

Père et fille marchent silencieusement jusqu’au palais Sangio. La demeure gigantesque les engloutit. Un valet les conduit de couloir en salons d’apparat. Par les portes entrouvertes les murmures des cousins et cousines de la famille patricienne filtrent. Soupirs et conspirations. On les introduit finalement dans une pièce de taille modeste, un grand bureau noir, une table couverte de plans. Une femme d’âge mûr, à la belle prestance, habillée de manière masculine, compulse des documents. Derrière elle, presque dans l’ombre, un homme nonchalant, aux habits peux voyants se balance négligemment sur sa chaise.

Rina Sangio fait signe aux deux invités de prendre une chaise et les fait patienter quelques minutes, elle continue à compulser ses paperasses. Père et fille s’assoient. Les yeux de la consule se posent sur la famille qui présente ses condoléances et des excuses pour la conduite de ses gardes.

– Vous êtes Vittoria ?
– Oui madame
– Vous étiez proche de votre frère
– … On peut dire ça comme ça
– Comme un frère et une sœur qui peuvent se chahuter parfois mais qui s’aiment quand même
– Oui, ça nous ressemble plus.

Rina jette un regard vers le jeune homme dans l’ombre. Son fils probablement, se dit Vittoria. Il ressemble à Matteo Sangio. [Il s’agit de Sante Sangio, le puîné de la famille et le maître espion de la famille Sangio]
– Nous sommes devant une situation compliquée. Des gens ont fait usage de la poudre dans le centre de Bracce ; c’est formellement interdit. Quels sont leurs objectifs, je n’arrive pas à le savoir. Mais une chose est sûre, je ne peux laisser impunie une explosion dans le centre-ville, qui plus est un bâtiment attenant à mon palais.
– Mais de quels gens parle-t-on ?
– Pour l’instant, je n’en sais rien du tout. Mais un faisceau d’indices relevé par les enquêteurs diligentés sur l’enquête laisserait penser que les compagnons de la Roche étaient mêlés à une opération plus que douteuse.
– Mais c’est faux !
– Ah oui jeune fille, et vous avez des preuves qui vous permettent de l’affirmer ?
– Non, je n’ai pas de preuves.. j’ai des convictions madame.
– Les convictions c’est bien…
Mais la Consule n’a pas le temps de terminer
– Livio n’aurait pas fait exploser quelque chose au centre-ville. S’il voulait jouer avec la poudre, il pouvait très bien le faire dans les champs.
– Il avait l’habitude de jouer avec la poudre ?
– Non, ce n’est pas ce que je voulais dire ! » L’émotion gagne la voix de la jeune fille.
– Mais vous l’avez dit quand même.
– C’était une image. Les bêtises qu’on a pu faire, chacun, et tous les jeunes gens de cette ville n’ont jamais pris cette ampleur, et mon frère n’.. n’aurait jamais trempé dans quelque chose qui aurait débouché sur ça. »

Rina lance un regard ambigu sur la jeune fille, entre compréhension de l’amour fraternel, et condescendance devant la naïveté de la jeune personne.
– Les convictions que vous avez sur votre frère sont louables et valables. Mais voyez-vous, je suis consule de cette ville et je ne peux pas travailler seulement selon mes convictions. Les gens dont je suis responsable m’ont élu pour une chose particulière : faire respecter un système de justice qui a fait ses preuves chaque jour depuis le départ de l’envahisseur, voici trente-cinq ans. Trente-cinq ans ; trente-cinq ans sans problèmes et voici qu’une explosion a lieu au centre de Bracce. Et la seule chose que l’on trouve au centre de tout cela, c’est le corps de votre frère et l’un de ses compagnons assommé par la déflagration. Vous comprendrez bien… » Mais là encore, Rina n’a pas le temps de finir
– Par la déflagration ? On en est sûr de ça ? Est-ce que vos experts n’ont pas retoruvé quelques bosses ? Quelques marques de coups ?
– Non, rien de plus que les bosses qu’un spadassin comme Elgio Gülad peut avoir sur lui avec sa carrière.
– Et bien il a mal regardé… il est nul votre expert. » Les larmes de Vittoria sont prêtes à déborder. La jeune fille se lève et trépigne sur place.

Rina Sangio, agaçée par les pépiements de la damoiselle colérique, se retourne vers le juge Scorta, pâle comme la mort.
– Père, dites quelque chose, vous n’allez pas laisser salir le nom de Livio comme ça !
– Jeune fille, aucun nom n’a été Sali pour l’instant. Je fais attention avec le nom des meilleurs serviteurs de la ville, et, je ne sais pas si tu t’en étais rendu compte, mais le nom de Scorta est tenu en haute estime ici. On ne fait pas n’importe quoi avec les notables… Alors maintenant tu te rassois et nous allons discuter en personnes civilisées de la manière de sortir de cette crise. » Son ton s’est fait impératif ; une grande puissance se dégage d’elle. Vittoria se rassoit, le souffle coupé.

– Nous allons maintenant prendre les décisions qui s’imposent : Scorta, vous êtes destitué de votre place de juge jusqu’à ce que l’enquête soit terminée. Et pour vous Vittoria Scorta, un conseil : vous allez cesser de faire obstruction à la justice quand mes agents exigent quelque chose. Et vous allez vous tenir à carreau, vous allez rester éloignés de tout ça, vous ou l’un des quelconques membres de votre école. Il se trouve que l’on entend beaucoup parler de la Spada Rossa en ce moment. Vous m’avez bien comprise ?

[La réputation de l’école passe de « — » à « – », c’est la consécration… enfin presque !]

– Oui madame
– Si je vous prends à fouiner dans des affaires qui ne vous regardent pas, je vous mets en geôle.
– Bien, je crois que vous avez compris. Vous pouvez disposer. Juge… j’enverrai votre acte de révocation demain matin au tribunal. Croyez bien que vous ne serez pas responsable des éventuelles erreurs de votre fils. Et si ce n’est pas votre fils, croyez bien que la justice de Bracce sera impitoyable.

Les Scorta se retirent.

« Le travail aurait dû être facile »

Lucio est aussi au palais Sangio, mais ce sont les entrées de service qu’il choisit pour pénétrer la demeure. Dans une geôle froide mais propre, Elgio est retenu par des fers aux mains. Ses sourcils ont brûlés, son regard est grave. Ses habits ont souffert. Sa respiration saccadée laisse suggérer un état de santé sérieusement altéré et un paquet de côtes cassées. Ils échangent brièvement des nouvelles sur la ville t les suites de l’explosion. Elgio reste évasif. Il regarde les gardes. Lucio tente d’écarter les gardes [Un jet avec un bonus qu’il réussit sans histoires], d’un pourboire négligeant. Ils détournent les regards.

 Elgio se rapproche et il murmure. Il refuse de trahir le nom de son commanditaire, de celui qui leur a demandé d’aller fouiller cette chambre pour laquelle ils avaient demandé l’aide de la Spada Rossa (voir l’épisode précédent) : la mission n’est pas finie et il a engagé sa parole et son honneur. Il précise seulement deux choses : les hommes dont les Compagnons de la Roche ont fouillé la chambre n’étaient pas là pour faire ce qu’ils prétendaient faire ; ces hommes traitaient en secret des affaires avec la famille Lauro. Il donne le nom des trois personnes suivies : Seferis, Lodovico Olmi et Florian Anconetti. Trois noms qui ne disent absolument rien à Lucio, pourtant bien informé. A propos de la famille Lauro, il dévoile les raisons de la négociation : A Bracce, seule la famille Sangio possède des réserves de poudre et des troupes entrainées à l’utiliser. Le commerce de cette denrée dangereuse est très sérieusement règlementé, et l’acquisition est interdite à Bracce. La famille Lauro semble avoir voulu contrevenir à cette législation.

Livio et Elzio étaient en train de fouiller la chambre, et sans qu’ils sachent comment, un grand type est sorti de nulle part, a sorti une arme de sa ceinture. Elgio a entendu une première détonation, puis tout est devenu rouge, blanc, brillant avant qu’il perde connaissance. Il faisait deux mètres de haut, un physique de brute, les cheveux roux et longs qui lui tombaient aux épaules. Probablement Anconetti. Beaucoup de zones d’ombre subsistent dans le discours d’Elgio.
« Le travail aurait dû être facile », dit-il avec un ton de regret.

N’ayant pas transmis les informations en sa possession à son patron, Elgio refuse, malgré l’insistance de Lucio, de dire qui les a embauchés.
Zigarelli, pose sa main sur l’épaule du camarade et en appelle au sens de la camaraderie d’Elgio, tentant de mettre en balance son amitié avec Livio et son sens du devoir.
[jet avec un malus pour essayer de faire fléchir Elgio et lui arracher ses commanditaires… « Non »]
– Quand tu sortiras d’ici, tu me devras une dette pour tout ça. Tu ne rends pas la tâche facile.
– Venge Livio, et ce n’est pas une dette que tu pourras me faire valoir : c’est la reconnaissance éternelle des compagnons de la roche… ou de ce qu’il en restera… que tu auras obtenu. Venge Livio ! Venge Livio et je deviendrai votre serviteur.
– Perspective amusante, promesse inutile.
– Je la fais quand même. »
Lucio tambourine à la porte, les gardes l’extraient du cachot.

D’une douleur persistante de de conciliabules matutinaux

Andrea reprend connaissance, la bouche ensanglantée. Titubant, il se remet à la recherche du petit Pino, bien décidé à trouver quelques explications à son état. Mais du petit Pino, pas de traces. Le matin se lève, calme et silencieux ; Estiladra rentre au Sanglier Borgne et s’effondre sur un grabat. A peine installé, préparant à ouvrir les bras à un sommeil salutaire, le Chevalier Puceau lui saute dessus. « Ils sont partis voir Elgio en prison ! » Mission accomplie pour Aurelio, il a transmis le message.

Alfonso Ziegler, le patron du Sanglier Borgne, et l’un des meilleurs amis d’Andrea sort de derrière le comptoir une trousse de soins et un pichet de bière. Il recoud le blessé tout en l’entendant vitupérer contre les ravages de l’âge et la fourberie de la famille Lauro. L’ancien militaire soupçonne la famille d’être liée à la mort de Livio. Accoudé à un coin de table, il se met en devoir d’attendre le retour de tout le monde.

 Non loin du palais Sangio, à quelques pas de l’endroit où Livio est mort, Vittoria explique à son père qu’elle va devoir retrouver ses camarades afin de régler la situation. Malgré les ordres de la consule, elle est déterminée à trouver l’assassin de son frère et à se venger. Le père serre le bras de la fille, avec un air de fierté. « Fais attention à toi ma fille ». Et alors qu’elle essaie de se dégager, il retient son bras et met au cœur de son poing deux grosses pièces d’or. Puis il repart en direction de la maison Scorta, d’un pas peiné ; d’un pas de vieil homme.

D’une discussion qui n’a pas vraiment eu lieu

A l’auberge du sanglier Borgne, Lucio Zigarelli retrouve Andrea Estiladra.
– Lucio, toi ici ? Tu n’es pas en train de courir la pucelle ? entame Estiladra
– Et toi on dirait que tu as essayé d’ouvrir une porte avec ta tête… à plusieurs reprises !
– J’ai fait la connaissance des sbires de la famille Lauro… c’étaient eux, la porte.

Ils échangent les dernières nouvelles, Zigarelli transmet les nouvelles données par Elgio. Vittoria s’installe sans un mot à la table, boit cul sec la bière d’Andrea et reste silencieuse. A son tour d’échanger les nouvelles. Elle met en doute les compétences de l’autorité politique. Zigarelli parle d’Anconetti comme le probable assassin de Livio. Maintenant ils ont un nom pour assouvir leur vengeance. Mais au-delà de cette querelle d’home, on sent chez Andrea, Lucio, et même Vittoria, une préoccupation plus grande pour ce qui se trame dans les ombres. La porte de l’auberge s’ouvre alors, laissant entrer le jeune homme qui assistait Rina Sangio, et qui n’avait pas prononcé un mot lors de l’entretien avec les Scorta. Andrea trouve frappante la ressemblance du nouvel arrivant avec Matteo Sangio (voir l’Escapade de Telenaïs).

«  Que fait un Sangio à une heure aussi tardive dans un lieu comme celui-ci ? »
Le jeune homme ne répond que par un sourire énigmatique avant de se diriger vers le petit salon privatif de l’auberge en faisant un signe de tête au patron et sa femme, derrière le comptoir, en parfaite connaissance. La Spada Rossa se précipite à sa suite.

[Lucio, qui connait bien le beau monde, tente de se rappeler qui est ce jeune homme, mais son jet échoue, il n’apprend rien de plus.]

Dans le petit salon, le jeune homme s’est déjà servi un verre d’un prestigieux cognac. Lucio émet quelques hypothèses généalogiques à voix haute, que Vittoria réprime d’un coup de pied. L’homme se présente comme Sante Sangio, un homme dont le métier est d’être discret. Touché par le plaidoyer de Vittoria devant Rina Sangio, il a décidé de s’intéresser de plus près à la Spada Rossa.

–  J’ai des convictions, je pense que je peux vous faire confiance. Ma mère, c’est différent : elle est patricienne, elle se contente de dire la vérité, elle ne se trompe jamais. Quand elle ouvre la bouche, c’est pour exprimer ce que la loi doit dire.
– Et nous, quelle raison avons-nous de vous faire confiance, avance Vittoria, suspicieuse.
– Je ne sais pas. Je vais vous donner un certain nombre d’informations ; à vous de juger ensuite !
– Votre mère est au courant de cette sortie tardive, avance Lucio. Le jeune homme sourit en échange.
– Et qu’as-tu donc à nous dire, petit ? Estiladra est condescendant
– J’ai à vous dire que c’est moi qui ai engagé les Compagnons de la Roche.
– Tu es donc le commanditaire, Sante Sangio. Et comme tu as perdu les compagnons, tu te dis que la Spada Rossa pourrait les supplanter ?
– J’ai besoin de plusieurs choses à vrai dire : Quelle famille noble est en train de trafiquer des choses avec de la poudre à Bracce…
– La famille Lauro, l’interrompt Andrea.
– Vous avez des preuves pour étayer cela ?
– On échange des preuves ou on se pose des questions-là ? Vittoria ne s’est pas calmée. »
[…]
– Maintenant que tu sais qui est la famille, relance Andrea, je peux te dire que s’ils sont responsables de la mort de Livio, ils risquent…
– Ils ne sont pas responsables de la mort de Livio. Une famille de Bracce n’aurait pas fait sauter un immeuble en plein centre de sa ville, surtout si elle trafique quelque chose avec la poudre. Soit quelqu’un d’autre avait des raisons de ne pas se laisser se faire la transaction, soit il s’agit d’un incident regrettable ; et auquel cas des gens innocents seront condamnés alors qu’ils n’ont rien fait… soit… soit autre chose pour laquelle je n’ai pas d’hypothèse.
– Senior Sangio, vous savez, les histoires entre vous, des familles gouvernantes, nous intéressent très peu au final. Vous êtes trop hauts pour nous autres, petites gens. Nous sommes juste prêts à mourir dans la boue pour sauver cette ville. Mais là il s’agit d’un mort. La mort du frère de Vittoria. Et le sang appelle le sang. Si vous avez la moindre infirmation sur les gens qui ont commis cet acte, donnez-la nous, et on s’occupera d’eux.
– Anconetti, murmure Lucio.
– Ce nom ne me dit rien. En revanche, je soupçonne les trois personnages que vous me décrivez de faire partie de la compagnie marchande de l’Astragale.

[Outre la salle d’escrime visitée un peu plus tôt, l’Astragale est une compagnie puissante dans le Consulat et hors de ses frontières. Sa dirigeante, la chevalière Isil Oromë est parmi les figures d’autorité du Dodecaedre. L’Astragale pourrait bien vendre de la poudre en provenance des villes des Essarts, la région au nord de Bracce ; c’est l’une des plus grosses compagnies de transport et de commerce, l’équivalent médiéval d’une Megacorp.]

Le groupe part en conjectures sur la responsabilité de l’Astragale, mais Sante Sangio les arrête vite : pour lui, l’astragale n’aurait aucun intérêt à faire exploser de la poudre en plein Bracce… il soupçonne un troisième parti. Il questionne directement Lucio quant à la probité de sa maîtresse Lysia Andres, à la tête de la troisième famille la plus puissante de Bracce. Lucio défend sa belle, se rappelant les derniers moments passés en sa compagnie : il la sent bien loin de ce genre de méthode.

– Dans tous les cas, reprend Sante pour faire oublier qu’il vient de critiquer la probité de la maîtresse d’un Lucio en train de devenir rouge, les trois personnes de l’Astragale nous cachent des choses… Je ne serais pas si catégorique que ma mère quant à votre non implication dans cette affaire. Il me semble de toute façons hautement improbable que vous ne tentiez pas d’intervenir, donc tant qu’à faire… Vous avez maintenant de nouvelles informations. Quant à Elgio Gülad, son avenir est entre vos mains. Je ne pourrai pas retenir bien longtemps la justice de Bracce de faire son office et plus nous tardons à retrouver les véritables coupables et plus il faudra que quelqu’un paye pour eux. »

Tous se regardent, déterminés.
– J’ai une dernière information à vous fournir : le conseil de la ville s’est réuni ce soir pour savoir qui allait mener l’enquête officielle sur l’explosion. Le conseil a nommé une personne de qualité à la réputation intouchable : le capitaine Cortesi. [L’homme qui escortait les jumelles Lauro lors de l’entrevue à la chocolaterie]

Andrea a un petit rire dédaigneux.
– C’est une plaisanterie ?
– Les décisions du conseil sont rarement des plaisanteries.
– Alors nous devrons composer avec une personne du camp opposé en face de nous.
– Voyez cela comme une motivation supplémentaire. »

Il se fait tard, et tout le monde est épuisé par cette journée interminable, la compagnie se quitte sur ces nouvelles mitigées… avec la conviction que leur petite aventure est en train désormais de prendre un tour plus inquiétant, soumis au caprice des grandes figures de cette ville.

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