Une autre Spada Rossa – Aventures dans le Consulat HS1

Nous avons déjà eu l’occasion à de nombreuses reprises de vous raconter les aventures de la Spada Rossa. Cette petite école d’escrime négligée, dirigée par le vieux maître Erardo Rizzi est en train d’entrer progressivement dans la légende de la ville de Bracce. Peu se souviennent d’un temps, avant la Guerre, où la Spada Rossa était une école reconnue qui enseignait un style recherché. Que sont devenus les autres maîtres ? Pourquoi l’école est-elle tombée en déliquescence. Il faut certainement chercher du côté de la volatilité des modes. Et pourtant, si l’hôtel de l’école tombe en ruines à Bracce, il reste des lieux dans le Consulat où l’on n’a pas oublié ce que l’on devait à cette école. Jetons désormais un œil à la ville de Cibari et à ce qui s’y est passé ces dernières semaines.

 cibari

 

Cibari

[On trouvera un historique et une présentation de Cibari dans le supplément Le Consulat, de Nicolas Dessaux, et des compléments ainsi qu’un scénario se déroulant dans cette ville dans le recueil de scénarios qui va avec. La proposition ci-dessous a été retouchée et complétée pour les besoins de la partie.]

A l’extrême sud du consulat, coincée entre la mer et les Marais de Maïale, se trouve la ville de Cibari. Cette bourgade, relativement modeste par rapport aux cités du Nord est surtout connue comme un point de transit important des marchandises entre l’Est, et la côte des Haidouks, et le reste du Consulat. Lors de la guerre de libération de la contrée, il y a trente ans, la ville a été en grande partie détruite et aujourd’hui encore s’étalent les ruines de son ancien centre, peuplées seulement d’âmes en peine et de pauvres bougres. On dit que des puissances noires y règnent encore et personne n’ose trop s’y aventurer la nuit. Cela n’empêche pas la ville d’avoir connu une nouvelle jeunesse. Les quais ont été remis à neuf et une population nouvelle est venue trouver un emploi sur les docks, dont un tiers descendant de rescapés de la guerre : habitants du consulat, mais aussi troupes d’invasion. De fait, Cibari est une ville bien plus bigarrée que Braccio qui compte, en plus de toutes ses étrangetés, une forte population d’hommes lézards habitant une petite île au large du port. Cela en fait une ville plus posée, sur certains aspects, bien loin des bouillantes intrigues des grandes familles de Bracce, mais pourtant plus dangereuse, avec de sombres secrets encore enfouis en son sein.

La Spada Rossa et la libération de Cibari

Cibari doit sa libération à un homme : Arghis Khen, que l’on surnomme aujourd’hui le Roi errant. Aventurier barbare, Arghis se joignit comme condottière aux armées de reconquête. La ville porte toujours les stigmates des boulets enflammés qu’il déversa en pluie pour chasser la présence démoniaque qui avait établi ici son trône. Peu de temps après la libération, Arghis, qui avait été proclamé roi, se retira de son trône et rétablit la République. On n’en entendit plus jamais parler. Si Arghis est très connu dans tout le Consulat, peu parlent encore de ses compagnons, et parmi eux Romulo et Ombretta Aciari. On prêtait au premier des pouvoirs surprenants. Quant à son épouse Ombretta, elle se distinguait sur le champ de bataille par son style impeccable. La légende Cibarite dit que Romulo est mort sur les décombres de la vieille ville en tentant de se débarrasser de l’un des séides du prince démon. On dit aussi qu’apprenant son décès, Ombretta partit à la recherche du sbire responsable. Elle le traqua deux semaines durant dans les marais jusqu’à l’acculer et le pourfendre. Comment survécut-elle aux pouvoirs démoniaques qui étaient venus à bout de l’un des plus grands magiciens du consulat, nul ne le dit, pas même la légende.

Après la guerre, Aciari s’est faite discrète, voyageant hors des frontières pour oublier son mari perdu. Elle ne revint que peu après le départ d’Arghis, s’établit dans une petite demeure sur le port et ouvrit à nouveau une salle d’escrime, elle, la dernière maîtresse du style de la Spada Rossa.

Ombretta Aciari

Les Habitants de Cibari se souviennent de la guerre, les réfugiés et les anciens savent ce que la ville doit à la Spada Rossa. L’école ici n’est jamais tombée en désuétude et de nombreux nobles ont continué à essayer de faire former leurs enfants par la grande maîtresse d’armes. Désormais, Ombretta a une soixantaine d’années, une tignasse grise frisée et plus de rides sur le visage. Elle n’a jamais quitté la tenue militaire de sa jeunesse, ni jamais cessé le deuil de son mari. On dit que sa main et son pied sont toujours sûrs, même si cela fait bien longtemps qu’elle n’a pas fait de démonstration. Elle conserve son franc parler. Personne ne lui fait peur, pas même les importants membres du sénat, ni les gras marchands qui pensent que l’argent est une valeur plus sûre que l’honneur.

Silencieuse, cassante, souvent dure, mais juste, Ombretta n’accepte désormais plus beaucoup d’élèves. Mais la cérémonie de test, permettant de savoir si les jeunes apprentis sont dignes de son entrainement, reste la plus courue de la région. Personne n’a été accepté les trois dernières années.

Désormais la Spada Rossa est établie dans une belle demeure qui donne sur les quais, la Casa Aciari à la limite entre les docks marchands et la partie non rafraichie du port, au bord de la vieille ville. Une grande maison marchande de quatre étages, avec de confortables chambres pour les élèves de passage et deux salles d’armes très bien équipées. Donnant sur le sud, les salles sont claires et joyeuses. Elles sont repeintes régulièrement et les boiseries ont été refaites au printemps dernier.

Caractéristiques de La Spada Rossa de Cibari

Réputation : + (à Cibari)

Traits: [Pour rappel les personnages peuvent utiliser les traits de leur école comme l’un des leurs pour les aider à passer un test]

– On respecte les règles de l’Escrime
– Mais à la guerre comme à la guerre
– 300 ans d’histoires et d’anecdotes !
– La morale avant la bourse
– « La feinte de l’homme ivre »

Les personnages

Germano Gabutti, « Le Croquant dangereux », interprété par Steve J.
Fils de roturiers, l’acceptation de ce grand échalas dans l’école a fait jaser… C’était juste avant qu’Uers arrive et ne reporte les commentaires sur lui-même

Réputation : (+)

Traits:
– Mieux vaut l’épée que la rue
– Un sous est un sous…
– …et un ami est un ami !
– Comme l’artisan, l’épéiste est un technicien
– “Je m’attends à ce que vous respectiez les règles de l’escrime”
– Langage de paysan

Contacts :
(++)Eugenia Gabutti, sa sœur, cheffe de la guilde des voleurs

Ignazio (Ignazia) Furio, interpréré.e par Loïc Giraut
Suite au décès de son frère jumeau, pour consoler mon père Ignazia a commencé à se faire passer pour Ignazo. Elle a pris goût à se faire passer pour homme et désormais  rare sont ceux à connaître son secret.

Réputation : (+) Les pères ne veulent pas me voir tourner autour de leur fille

Traits:
– Parole de velours
– J’ai usé mes semelles à Cibari
– Je suis toujours là où on ne m’attend pas
– Connaît l’anatomie
– On ne peut rien refuser à une belle dame
– “Prêtre” de Dionysos

Contacts :
(–) Fabiola :, la fille d’un dignitaire de la ville

Gilberto Pellé, grand prêtre de Vénus, interprété par Mass
Certes, la chapelle de Vénus n’est pas la plus grande, ni la plus fréquentée de la ville, mais Gilberto n’en est pas moins considéré comme un important membre de culte… surtout auprès de ses fidèles.

Réputation : +

Traits:
– Beau comme un ange
– Mon coeur ne peut être pour une seule personne
– Vénus est la déesse à prier (je suis son prêtre)
– Je t’éblouis et je te pique
– Quand je fais couler le miel de vénus dans ta bouche, tu m’aimes.
– on me connais dans le monde des religieux

Contacts :
(++) La belle Laura prêtresse du temple de Vénus
(+) Rocco Cataldi (un docker)

Ottavio Baratteri, « il Dottore », interprété par Julien Pouard
Ottavio s’est imposé au fil des années comme le bras droit d’Ombretta. Présence discrète mais efficace, il est le collecteur des légendes qui remontent aux temps historiques de la Spada Rossa. C’est aussi lui qui garde un œil sur les comptes.

Réputation : (++) Béni par Apollon

Traits:
– Je tire l’épée comme je joue aux échecs
– Ma lame est aussi précise que mon scalpel
– De mes mains, coule la vie
– J’ai bu le mercure des philosophes
– Cibari est malade, je la soignerai
– Les yeux usés par les livres

Contacts :
(–)Le vieux Guillermo Razzi, alchimiste fou (je lui ai volé le fruit de son travail, le mercure philosophal qui aurait dû le rendre immortel, et je l’ai bu.)

Les autres élèves :

[Les autres élèves, à l’exception de Firmin, ont été inventés à la volée par les joueurs lors de la création de personnages]

Galatea Vecchione, une veuve de guerre qui a trouvé une nouvelle vie au service de la Spada Rossa.

Giuseppina Callena, une jeune prodige de l’épée, dernier surjon d’une branche perdue de la grande famille Callena.

Uers Yildirm, descendant d’un combattant des anciennes troupes d’invasion, qui a adapté, avec l’aide d’Ombretta, le style de l’école au sabre courbe oriental. Il est taciturne, toujours, et certains le regardent de travers, eut égard à ses origines

Depuis peu [voir 1ere session] Firmin Demetrio a rejoint l’école. On ne sait encore rien de ce jeune garçon si ce n’est qu’Ombretta semble bien avoir été obligée de le prendre en apprentissage, et ce contre son gré, ce qui la met dans de noires colères dont l’enfant est la cible.

Dramatis Personae

Quelques personnages en dehors de ceux faisant leur apprentissage à la Spada Rossa :

Maître Deodad : l’un des sénateurs de Cibari. Un important hobelin, très riche et qui use de sa fortune pour la reconstruction de la ville et pour la bonne entente entre les différentes peuplades. Il préside le fond de soutien à l’intégration des hommes lézards. C’est aussi un ami d’Ombretta Aciari. La Spada Rossa lui doit quelques services

 

Un point sur les règles

Nous jouons avec une variante du système FU dérivée des règles de Wastburg. On lance de 1 à 3D6, en fonction de la difficulté de l’action et des aspects que le personnage engage, et l’on choisit, en fonction, soit le meilleur, soit le plus mauvais des résultats. Le score indique un résultat entre « non et », « non », « non mais », « oui mais », « oui » et « oui et » qui permet de qualifier la réussite (ou l’échec) de l’action. C’est un système très libre qui appuie plus sur la narration que la simulation. Cela permet aussi aux personnages de conserver une certaine prestance. On est là pour jouer de belles aventures de Capes et d’épées, flamboyantes, pas des pantalonnades où les persos les plus classes glissent en permanence sur des peaux de banane (même si ça arrive). De fait, le système marche bien sur mes groupes de joueurs et les poussent à décrire à fond ce qu’ils souhaitent faire.

Au système de résolution vient se superposer le système des aubaines, des points bonus qui permettent d’améliorer le lancer des dés ou de relancer. Les joueurs gagnent une aubaine quand ils font un truc vraiment cool, ou bien quand ils parviennent à raconter une histoire ancienne de la Spada Rossa, une sorte de petite légende sur leur école. contrairement à Wastburg où chaque gardoche a des aubaines perso, et le groupe a des aubaines collectives, je n’ai gardé que ces dernières: ce sont les points de l’école: tout le monde peut taper dedans: les gains et les pertes sont mutualisés.

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